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    Parole, pensée et rêve …

     

     

     

     

     

    La parole est chose qui vole

     

    Pareil à l 'oiseau et au papillon

     

    Tantôt sombre, tantôt frivole

     

    Elle est la guêpe et l'aiguillon

     

    Elle est le mauvais grain qui tombe

     

    Elle est le merle au chant moqueur.

     

     

     

    Mais la parole est une colombe

     

    Qui porte la paix au cœur.

     

     

     

    La pensée est un oiseau frêle

     

    Qu'enlève la brise qui fuit

     

    Où la mènera son coup d'ailes ?

     

    L'une est un triste oiseau de nuit,

     

    L'autre, pareille à la mouette

     

    Choisit la tourmente et l'éclair.

     

     

     

    Mais la pensée est l'alouette

     

    Qui s'élance vers le ciel clair.

     

     

     

    Il est des êtres aux yeux mornes

     

    Que le malheur suit en chemin

     

    Il est des désespoirs sans lendemain

     

    Il est, sous des fronts qu'on envie

     

    Des drames que nul n'a dits.

     

     

     

    Mais le rêve est sur la vie

     

    Comme un rayon de Paradis.

     

     

     

    Lili

     

    (Une pensée et un bouquet de roses pour Cathy qui a rejoint le Paradis des Poètes)

    quelques roses de mon jardin

     


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  • INFINI

     

     

    INFINI

     

     

     

    Les étoiles étaient tendres comme tes yeux

     

    La nuit de juin brillait, embaumée et superbe,

     

    Et je marchais nonchalante sous les cieux,

     

    Des grillons plaintifs bruissaient parmi les herbes.

     

     

     

    Des effluves de roses montaient délicatement

     

    Du calme de la terre aux splendeurs des nues.

     

    Toutes les scintillantes étoiles au firmament,

     

    Semblaient parler entre elle une langue inconnue.

     

     

     

    Les bruits s'éloignaient au détour d'un chemin

     

    Et ma pensée, traversant les ondes, allait vers Toi

     

    Quand soudain, tu vins me prendre par la main

     

    Mais ce n'était qu'un songe à mon grand désarroi.

     

     

     

    Tant de rêves éteints, d'espoirs inassouvis !

     

    Moi qui voulais tout connaître et tout lire,

     

    Toi ! Qu'en as-tu fait ? Et tout à coup je vis

     

    Mystérieusement les étoiles me sourire.

     

     

     

    Et le souffle du ciel disait : Eternité !

     

    Eternité ! Disaient les planètes profondes

     

    J'ai compris alors en cette claire nuit d'été

     

    L'infini de l'amour dans l'infini du monde !

     

     

     

    Lili – Juin 2015

     

     

    INFINI

     

     


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