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    La Reine des Neiges

     

     

     

     

    La Reine des Neiges

     

     

     

    En ce mois de décembre, l'hiver arrivait doucement

     

    Sur son édredon tout blanc brodé de mille et un diamants

     

    A ma fenêtre, au lever du jour, je savourais cette sérénité

     

    Quand m'apparut couverte d'un manteau de givre, une divinité

     

    Des perles luisaient quand s'entrouvaient ses lèvres vermeilles

     

    Et ses yeux scintillaient comme du cristal, une merveille !

     

    Le vent agitait en tout sens ses cheveux couverts de glaçons

     

    Qui venaient  orner de jolis dessins les carreaux de la maison.

     

    De son souffle glacial, elle s'amusait à éparpiller les flocons de neige

     

    Se riant du sortilège qui les faisait tournoyer en céleste manège.

     

    Je suis restée un long moment à admirer ce spectacle féerique

     

    La neige apporte un peu de magie pour égayer les jours gris

     

    Elle  fait renaître des souvenirs d'enfance et, seule, j'ai souri

     

    Sur la vitre glacée j'ai soufflé et me suis empressée d'y créer un dessin

     

    C'était un cœur dans lequel j'ai écrit ces simples mots bien à dessein

     

    « Je vous aime Reine des Neiges, continuez d'embellir nos paysages »

     

     

     

    Dans un tourbillon de flocons, elle disparut …

     

     

     

    Lili

     

     

    La Reine des Neiges

     

    La Reine des Neiges


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  • Le temps d'aimer

     

     

     

    Le temps d'aimer

     

     

     

    Comme une onde bleue sur le temps d'aimer

     

    Dessine des sillons en encre sympathique

     

    Ma plume vient remplir la page inachevée

     

    D'un poème d'azur aux vertus romantiques.

     

     

     

    Tu es là et des mots frissonnent sur mes lèvres,

     

    Ma rime naît du cœur au creuset de l'amour

     

    J'imagine mes vers prononcés par tes lèvres

     

    Lorsque tu les liras la nuit comme le jour .

     

     

     

    Et je sens tressaillir, au fond de ma poitrine

     

    Ce sentiment d'aimer qui roule dans ma chair

     

    C'est ainsi que mon cœur rebondit en sourdine

     

    Le tien, en écho, lui répond dans la nuit éphémère.

     

     

     

    Et tandis que j'écris, ta main, comme une chaîne

     

    Vient se fondre à la mienne et tes doigts sur ma peau

     

    Composent la pièce qui se joue sur la scène

     

    Où l'âme est mise à nue quand tombe le rideau.

     

     

     

    Lili

     

    Le temps d'aimer

     

     

     

     

     


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    Automne en Lozère

    Automne

    Automne en Lozère

     

    En ce petit matin d'octobre, il flotte un voile de coton sur l'étang du Moulin de Landèves, silencieux.

    Annonciateur d'un jour radieux

     

    Automne en Lozère

     

     

    Je remets ce poème écrit pour un ami parti en retraite dans ce beau pays de Lozère.

     

     

      

     

    AUTOMNE EN LOZERE 

     

     

    Que j'aime ce pays de collines et de monts 

     

    Quand l'ombre de l'Aigoual se perd à l'horizon 

     

    Dans une lumière d'or qui pique les yeux 

     

    Abolisant le temps par la magie des lieux. 

     

      

     

    Tout semble attendre là, envoûté et serein 

     

    L'air est plein de senteurs, le silence m'étreint 

     

    Seuls, se font entendre, les chants des grillons 

     

    Et vibrent en moi comme de doux frissons. 

     

      

     

    Que j'aime ce pays sauvage de lauzes et de pierres 

     

    Avec ses mystères et légendes déroulés naguère 

     

    Le gazouillis joyeux des cascades et des ruisseaux 

     

    Et ses drailles qu'empruntent bergers et troupeaux. 

     

      

     

    Ces savoureuses richesses de ce pays de chèvres et de moutons 

     

    Que sont, châtaignes, petit gris, mûres et Pélardon 

     

    Enchantent subtilement et agréablement tous les sens 

     

    Et procurent simplement un bonheur immense. 

     

      

     

    Que j'aime ce pays quand, glisse sur le Causse, en apothéose 

     

    Le soleil et recouvre de lueurs rouge-orangées toute chose 

     

    Quand ses bois s'empourprent au début de l'automne 

     

    Idéale harmonie de langueur que mon coeur en frissonne. 

     

      

     

    Lili - 22 Septembre 2010 

     

    Automne en Lozère

    L'érable panaché dégouline de grappes d'or au soleil d'automne

    ces grappes s'appellent des samares

     

     

    Automne en Lozère

     

     

     

     

     

    Automne en Lozère

     


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    Nébulosité

    Etang derrière chez moi au petit matin

     

     

     

     

     

    Nébulosité

    Je tends mes bras vers les étoiles cendrées
    Au loin, brillent les flambeaux célestes
    Un royaume coloré qui s’étale sur les nuées
    Un abri pour se cacher dans la tristesse.

    La nuit étale son chapelet ténébreux d’écume
    Tel un pli d’océan au flux lentement évaporé
    Le peuple incandescent dans la sourde brume
    Sur l’autre rive me conte ses lourds secrets.

    Je viens m’ancrer sur le vitrail de la lune captive
    Sur l’horizon rectiligne, je cours vers son histoire
    Pour oublier que de ma nuit, je suis craintive
    Pour me perdre dans l’intemporel, loin du cauchemar.

    Quand je reviendrai de mon parcours nébuleux
    Avec l’encre qui rougit les veines de mon stylo
    J’écrirai sur le jour nouveau des mots bleus
    Un chant d’amour pour celui que j’aime trop.

    Je saluerai le soleil levant à l’est de mon regard
    Fenêtre ouverte sur le bruissement du matin
    Je partirai avec pour seul bagage, un nouvel espoir
    Celui de le rencontrer au hasard de mes chemins.

     

    Lili – Octobre 2015

    Nébulosité

     

    Nébulosité


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  • Rêve en dentelle

     

     

     

    Rêve en dentelle

     

     

     

    J'ai fait un rêve couleur pastel

     

    Où les nuages étaient de dentelle

     

    Le ciel d'étoffe d'organza

     

    La lune, une perle, dans cet écrin s'y posa.

     

     

     

    Ce rêve funambule sur le fil de mes espoirs

     

    Tisse, le filet de mon destin

     

    Libérant mon âme vagabonde d'un soir

     

    Et tombe dans l'abîme d'un matin.

     

     

     

    Jupon de songe en soie de Chine

     

    Frivole doux froufrou de crinoline

     

    S'envole chaque soir vers mes envies

     

    De revêtir l'étole des rêves inassouvis.

     

     

     

    Quand le tissu de l'aube s'éveille

     

    Les dentelles se démêlent

     

    Le ciel reprend sa toile de lin

     

    La lune s'enferme dans son écrin

     

     

     

    Alors mon rêve s'achève, dans un soupir

     

    Aux draps froissés de plaisir

     

    Le nuit s'enfuit toute effilochée

     

    Il est temps de se lever.

     

     

     

    Lili

     

     

    Rêve en dentelle

     

     

     


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    De l'Amour

     

     

    De l'Amour

     

     

     

    Dans le torrent haine, inverser la course

     

    De l'amour remonter jusqu'à la source

     

    En remplir à ras bord de pleins tonneaux

     

    Et l'offrir comme on offre un verre d'eau.

     

     

     

    Comme baptême y plonger les enfants

     

    En asperger généreusement le cœur des parents

     

    Et pour tous les amoureux en détresse

     

    En servir jusqu'au delà de l'ivresse.

     

     

     

    En noyer le cœur sec des guerriers

     

    Pour y faire pousser des oliviers

     

    Et qu'enfin vienne s'y nicher la colombe

     

    Sans plus craindre les fusils et les bombes.

     

     

     

    Lili

     

    De l'Amour

     


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    A la lueur d'un rêve

    Rose Arthur Rimbaud
    A la lueur d'un rêve

     

    Dans le soir qui étouffe le jour, je tourne mon regard
    Vers les méandres de la voie lactée, espace de sérénité
    Où les astres se racontent sûrement bien des histoires
    Pendant que la lune sur son croissant est recroquevillée

    Tandis que l’ombre recouvre doucement les forêts
    Et que les voix de la nuit montent du sol en volutes
    Le temps marche encore comme un fantôme oublié
    Sur une pendule embrumée d’un silence qui lutte.

    Enseveli sous les ténèbres, le jour d’avant est parti
    Sous la caresse du vent qui l’accompagne gentiment
    Sans lutter vraiment avant de sombrer vers l’oubli
    Il m’échappe comme un fleuve se jetant dans l’océan

    A la faible lueur d’un rêve, j’échoue sur le velours
    De ta bouche, fleur au doux parfum où un baiser
    Vit en permanence, feu passionnel allumant le jour
    Dans le silex du désert où ma nuit s’était couchée.
    Lili

    A la lueur d'un rêve

     


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