• Dernier foyer

     

    Dernier foyer

     

     

     

     

    Dernier foyer

     

     

     

    Dès l'aube les réveiller, elles voulaient oublier

     

    C'est l'heure de les laver, faire le lit, les habiller

     

    Pourquoi les obliger à vivre si tôt le matin

     

    Leur si longue journée, une attente sans fin.

     

     

     

    Leur regard est au loin, leur parole un refrain

     

    Toujours les mêmes mots et beaucoup de chagrin

     

    Toute une vie de labeur pour une telle fin

     

    L'abandon de leur proche et des regrets lointains.

     

     

     

    On ne se raconte plus, on a plus rien à dire

     

    Qui peut s'intéresser à tous leurs souvenirs

     

    Ce sont des inconnues parmi des étrangers

     

    Un peu d'animosité pour pouvoir exister.

     

     

     

    Elles ont la mort dans l'âme quand vous les abordez

     

    Leur sourire est figé, leurs lèvres ne s'ouvrent guère

     

    Le temps ne peut comprendre, il est déboussolé

     

    La solitude est leur seule compagne de misère.

     

     

     

    Lili - Février 2017 

     

    Dernier foyer

     photo trouvée sur le net

     

    La plupart des personnes qui entrent dans ces maisons de retraite y sont forcées, elles ne peuvent plus rester seules, ont besoin d'être aidées.

     

    Pour finir, un sourire

     

    Dernier foyer

    « L'oiseau bleuSon Regard »

  • Commentaires

    1
    Samedi 4 Février à 11:03

    Merci pour ce magnifique poème émouvant. Très.

    Bon week end tempétueux !
    Et des bisoux en rafale, ma lili

    2
    Samedi 4 Février à 11:28

    Je connais cette atmosphère des maisons de retraite. J'y ai fait plusieurs fois des animations, lecture de texte en patois, contes... Ces regards dont on ne sait pas ce qu'ils voient, ces visages qui attendent un sourire, un petit rien qui pourrait ensoleiller quelques instants ce qui reste de  leur vie. C'est tout à fait ton poème. Il y a là une souffrance profonde, pesante, latente, malgré tous les efforts du personnel, si dévoué soit-il.

    Du vent, ici ce matin.

    Gros bisous

    Alain

    3
    Samedi 4 Février à 11:31

    Je suis émue, j'avais écrit il y a longtemps un poème 

    Comme toi je suis peinée en ces lieux de vie

    Bénévole je le suis

    Un peu de soleil leur suffit 

    Juste pour un brin de vie

    Meilleurs 

    Bise et bonne journée 

    4
    Samedi 4 Février à 13:29

    Ah ma Lili tu me fait penser à ma petite Marie, que c'est triste de finir sa vie ainsi à attendre quoi? la mort...La plupart n'ont plus ou pratiquement pas de visite.Ton poème décris si bien cette triste situation, et nous est ce que c'est cela aussi qui nous attends, pour la plupart d'entre-nous hélas oui, ceux qui ont la chance d'avoir des enfants qui s'occuprons d'eux c'est merveilleux mais ils sont rare, ils n'ont plus le temps...Gros bisous

      • Samedi 4 Février à 15:17

        Je t'avoue chère Cigalette que j'ai pensé à Marie en écrivant ce poème

        Merci pour ton commentaire - bisous bisous

    5
    Samedi 4 Février à 14:07

    Vieillir est une vraie pénitence, pour ceux qui ont encore la foi. On devrait arriver au ciel lavés de tous péchés, après la douloureuse décrépitude qui souvent laisse très peu d'espace à la dignité humaine!

    6
    Samedi 4 Février à 14:51

    Un poème très réaliste, que de souffrances !!!

    Belle soirée Lili

    Bises

    7
    Samedi 4 Février à 18:09

    C'est vraiment réaliste le portrait que tu fais des pauvres vieux dans les maisons de retraite, tu m'as fait revivre des moments pas très gais, ils n'ont pas voulus y aller et se sont laisser "déposer" à la porte. J'ai pendant plusieurs années été visiter avec ma paroisse deux maisons de retraite car il y avait dans chacune deux vielles amies de ma belle mère qui y résidaient, toutes e=deux pleuraient beaucoup, car une fois que les enfants avaient mis la main sur l'héritage, elles ne les ont vus que très rarement, j'étais plus présente que leurs enfants e petits enfants! Je revenais souvent moi aussi très triste, je demandais toujours à mon mari de sortir dîner ou d'aller au cinéma pour oublier ces après midi/
    Depuis qu'elles mortes ainsi que mon mari, je n'y vais plus!

    Bisous bisous

    8
    Samedi 4 Février à 20:15

    C'est douloureux d'évoquer l'état de ces personnes âgées sans qui vivent loin de leurs proches...Dure, la vie !

    Portes-toi bien, chère Lili.

    Bon dimanche.

    Bisous.

    Tahar

    9
    Samedi 4 Février à 23:41

    C'est très émouvant... Certaines personnes ne s'en rendent pas compte mais d'autres qui ont toute leur lucidité... C'est terrible... Je ne veux pas entendre parler de maison de retraite, c'est l'antichambre de la mort... Ca me rend triste... Je t'embrasse fort ma Lili. Douce nuit.

    10
    Dimanche 5 Février à 15:10

    On n'a pas toujours le choix, la maison de retraite est une sécurité pour les personnes âgées seules. Maman y a vécu pendant 6 ans et les trois premières années, elle avait rajeuni de 10 ans... ensuite, ce fut moins rose... l'âge d'y aller pour nous se rapproche ! il faut l'accepter...

    11
    Lundi 6 Février à 11:50

    Bonjour Lili,

    La tempête Marcel est passée en douceur sur le Poitou. La précédente par contre a causé des dommages et de coupures de courant surtout en Charente. Ici, nous n'avons eu seulement de fortes rafales sans dégâts.

    J'espère que chez toi ça va.

    Gros bisous de nous deux

    Alain

    12
    Mardi 7 Février à 10:30

    Bonjour Lili

    oui bien souvent elles sont aussi oubliées,cependant ne généralisons pas,certaines maisons de retraire sont formidables et couteuses aussi....

    bisous

    13
    Mardi 7 Février à 11:02

    Ma maman a terminé sa vie dans une maison de retraite. Les premiers temps elle se rendait bien compte et me demandait de venir la voir souvent. Puis vers la fin, ne me reconnaissait plus du tout. J'avais beau lui dire que j'étais son petit Mimi. Pour elle, son "Petit Mimi" était un petit garçon qui l'attendait à la maison. Qui avait besoin d'elle...

    Passe une bonne journée.

    Michel 

    14
    Mardi 7 Février à 19:21

    Ton texte est magnifique et très émouvant, profondément révolté aussi par ce qu'il énonce et dénonce.

    Il y a bien des années, ma maman et moi avons accueilli dans notre tout petit foyer ma mamie qui était dans une de ces maisons, elle y est restée très peu de temps car nous ne supportions pas de la voir ainsi. Nous ne savions pas trop quoi faire car elle était très lourdement atteinte de la maladie de Parkinson, les traitements étaient bien moins développés par rapport à aujourd'hui et notre petit appartement était constamment envahi d'infirmières, de médecins. J'ai appris (j'avais moins de vingt ans) à faire des piqûres en urgence, à utiliser une sonde gastrique etc car ma grand-mère s'étouffait, souvent la nuit, et le temps que les secours arrivent il fallait tout faire pour l'aider). C'était très dur mais je ne regrette pas d'avoir vécu cela même si tout une partie de ma jeunesse a été dévorée par les soins prodigués à ma mamie adorée. Le médecin nous disait toujours, ce que vous faites bien peu le font, c'est un vrai sacerdoce. On n'imagine pas combien il est dur de devoir s'occuper non stop d'une personne grabataire et si lourdement affectée mais son intégrité a été préservée et elle n'a jamais été abandonnée à sa solitude.

    Gros bisous et merci pour ce très beau poème, belle soirée

    Cendrine

    15
    Dimanche 12 Février à 10:19

    Que faire....................Concrètement...................frown Très touchant.

    16
    Lundi 13 Février à 08:59

    Petit coucou en passant pour te souhaiter une bonne semaine.

    Gros bisous

    Alain

    17
    Lundi 13 Février à 10:37

    Bon début de semaine et bonne fête à tous les zamoureux !
    Je ne serais pas là demain, jour de la saint valentin :
    direction hôpital pour une série d'examens.
    Avec des bisoux !

    18
    Lundi 13 Février à 13:04

    Je relis ton texte et je te souhaite une très belle semaine, avec de gros bisous

    Cendrine

    19
    Mercredi 15 Février à 10:38

    Petit coucou très rapide, j'ai mille choses à faire ...
    Pour l'hôpital, mauvaise nouvelle mais on continue les investigations pour savoir où j'en suis.
    Bon mercredi, avec des bisoux !

    20
    Samedi 18 Février à 04:59

    Bon week end ... repos ... ou pas !
    Bisoux, bisoux

    21
    Lundi 20 Février à 10:25

    Bonjour Lili,

    Merci de tes visites et gentils commentaires, je ne pouvais plus commenter depuis plusieurs jours il semblerait qu'en utilisant "google chrome" le problème soit enfin résolu, Ouf ! Ton poème est absolument poignant et magnifique.BRAVO !

    Je t'embrasse très amicalement.

    Henri.

    22
    Mardi 21 Février à 10:05

    Heureusement qu'il y a le sourire de la fin car ce poème est réaliste et surtout bien triste pour commencer une journée.

    Combien d'oubliés dans ces maisons, des oubliés dont certains ne méritaient pas une telle fin

    Bonne journée quand même.

    Amitiés.

    23
    Mercredi 22 Février à 07:03

    Un petit tour de blogs, pour me changer les idées ...
    Bon mercredi, toujours un temps pourri.
    Avec des bisoux

    24
    Dimanche 26 Février à 03:53

    Bonjour lili

    nouveau sur ekla je visite un peu les blog

    fort beau ton blog, de très belle couleurs, et ce qui ne gâte rien de bon texte

    René de Chine

    25
    Mardi 18 Avril à 07:12

    Maison de retraite....
    y suis allée une dizaine d'années  ... !
    à  96 et 103 ans elles sont parties...sans prévenir....!!
    Lui  ?  93 ans lui avait rendu visite, il sera enterré mercredi !

    alité à 93 ans et presque aveugle...suis allée le voir  hier...que du bonheur...
    mais oh grand mais ............!!

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