• Le soleil et le ciel bleu vont-ils venir un jour ? 

    Ce poème et ces photos pour mettre du soleil dans les cœurs

     

     

     

    L'été

     

     

     

    Pour toi, la prairie revêt ses habits fleuris

     

    Chardons et herbes folles font la révérence

     

    Les jolis boutons d'or soignent leur apparence

     

    Espérant l'expression de quelques flatteries.

     

    D'habitude si discrets, les bleuets se dressent,

     

    Souhaitant recevoir tout au moins un sourire

     

    Voire un regard, une étincelle de désir

     

    Ou, ô suprême compliment une caresse.

     

    Les silènes pavoisent jusqu'à la resserre

     

    Et les coquelicots frémissent d'allégresse

     

    Au vent, la marguerite effeuille ses promesses

     

    Pendant que les oiseaux répètent leur concert.

     

     

     

    Pour toi, la nature explose de couleurs

     

    Et fait de cette Terre, une monde enchanteur.

     

     

     

    Lili

     

     

     

     


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    Au loin …

     

     

     

    Au loin, au delà de la mer, un écheveau de brume

     

    Rejoint la rive des sentiments secrets et éperdus.

     

    Pour y aller, il suffit de suivre cette modeste plume,

     

    Elle t'indiquera volontiers le chemin attendu.

     

     

     

    Des mots en équilibre sur les interdits quotidiens

     

    Assurent leur démarche aux frondaisons solidaires

     

    Des tentations longtemps prisonnières en vain

     

    Des gestes enfin libres s'inventent de nouveaux matins.

     

     

     

    L'amour se repose sur cette planète dans l'attente

     

    D'ondulations apprivoisées, de fusions charnelles

     

    D'aventures entre toi et moi si charmantes

     

    De vagues enroulées sur les corps en dentelle.

     

     

     

    Viens te coucher dans cette phrase écrite pour toi

     

    Dans le nid de mes mains, t'attendent les caresses

     

    En suspens dans mon sang immobile et froid

     

    Viens revivre enfin dans la volupté traîtresse.

     

     

     

    Des brasiers s'allument dans les tendres nébuleuses

     

    Pour réchauffer mon souffle déployé sur la chimère

     

    Océan sauvage à l'incandescence douloureuse

     

    Frissons d'écume en errance dans l'univers.

     

     

     

    Au loin, derrière la colline, je respire dans ton absence

     

    Des effluves de tendresse partagés, des accords imaginés

     

    Je m'invente les mots que tu ne me dis pas, silence

     

    J'épuise le temps dans la musique du soir, esseulée.

     

     

     

    Mais l'écriture fuyant murmure ses paroles vaincues

     

    Je ne vois plus ce pays magique, seulement un espace

     

    Que l'encrier a coloré de noir, rêve secret et déchu

     

    Rivière sans eau, prophétie d'avenir sans trace.

     

     

     

    Alors que le rêve n'a plus de plage pour courir

     

    Que la poésie ne suffit plus à combler le désespoir

     

    Mon cœur affolé vient soudain, me dire

     

    Qu'une étincelle brille encore dans ton regard.

     

     

     

    Au loin, au delà de la mer où flottent mes pleurs

     

    Je glisse dans l'abandon frénétique du cauchemar

     

    Ce pays existe toujours dans l'implosion du cœur

     

    Mais je ne veux pas y habiter, seule, avare.

     

     

     

    Lili

     

    Ancolies

     

     

     

     

     


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    Un poème de jeunesse retrouvé dans mes cahiers

     

    SOUHAITS

     

     

     

    Souhaits

     

     

     

    J'aimerais que mes yeux, lorsque tu les regardes

     

    Aient la même lueur que la source si pure

     

    J'aimerais que ma bouche, lorsque tu t'y attardes,

     

    Ait la même douceur que les cerises mûres.

     

     

     

    J'aimerais que mes seins invitent à la caresse

     

    Tes mains accoutumées à d'autres servitudes,

     

    J'aimerais que mes reins de Diane Chasseresse

     

    Te racontent l'amour … en voici le prélude.

     

     

     

    J'aimerais que tes lèvres goûtent le fruit ma peau

     

    Comme si tu buvais à la source du Nil,

     

    Et que tu te grisais au doux fil de son eau

     

    Chevauchant une fée à la croupe indocile.

     

     

     

    Et j'aimerais m'enfouir au creux de ton silence

     

    La force du désir a mis en moi le feu ;

     

    J'aimerais m'y blottir, en toute innocence,

     

    Pour y mourir ensemble, pour y mourir un peu.

     

     

     

    Lili

     

    SOUHAITS

    mes beaux iris

     


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    Je t'écoute Poète

     

     

    Tes vers mystérieux d'ombre et de soleil

    Tes vers jolis où palpite une âme éblouie

    Volent autour de moi comme des corbeilles

    Des pétales de roses qui parfument ma vie.

     

     

    Mon coeur frissonne pris d'un exquis tourment

    Aux hymnes exhalés par ton coeur de flamme

    Qui atteignent alors le mien profondément

    Rêveuse ...  tu as touché et conquis mon âme.

     

    Ta douce voix conte le poème adoré

    Vrai comme la vie, douloureuse comme elle

    Et mon regard en pleurs se lève enivré

    Tant tes vers sont beaux et éternels.

     

    Devant ton fier profil, ton front radieux

    Et le merveilleux coeur que la Muse a choisi

    Je bénis le ciel d'avoir fait ton âme et tes yeux

    Te créant, ainsi, à la fois Poète et Poésie.

     

    Lili

     


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  • A tire d'ailes

    un bouquet de jonquilles de mon jardin

     

     

     

    Parole, pensée et rêve …

     

     

     

     

     

    La parole est chose qui vole

     

    Comme l'oiseau ou le papillon

     

    Tantôt sombre, tantôt frivole

     

    Elle est la guêpe et l'aiguillon

     

    Elle est le mauvais grain qui tombe

     

    Elle est le merle au chant moqueur.

     

     

     

    Mais ta parole est la colombe

     

    Qui porte la paix à mon cœur.

     

     

     

    La pensée est un oiseau frêle

     

    Qu'enlève la brise qui fuit

     

    Où la mènera son coup d'aile ?

     

    L'une est un triste oiseau de nuit,

     

    L'autre, pareille à la mouette

     

    Choisit la tourmente et l'éclair.

     

     

     

    Mais ta pensée est l'alouette

     

    Qui s'élance vers le ciel clair.

     

     

     

    Il est des êtres aux yeux mornes

     

    Que le malheur suit en chemin

     

    Il est des désespoirs sans lendemain

     

    Il est, sous des fronts qu'on envie

     

    Des drames que nul n'a redits.

     

     

     

    Mais ton rêve est sur ma vie

     

    Comme un rayon de Paradis.

     

     

     

    Lili

     

    aA tire d'ailes

    Anémones de Caen

     

     

     


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    L'INFINI ...

     

     

     

    ETERNITE

     

     

     

    Les étoiles étaient tendres comme tes yeux

     

    La nuit de juin brillait, embaumée et superbe,

     

    Et je marchais nonchalante sous les cieux,

     

    Des grillons plaintifs bruissaient parmi les herbes.

     

     

     

    Des effluves de roses montaient délicatement

     

    Du calme de la terre aux splendeurs des nues.

     

    Toutes les scintillantes étoiles au firmament,

     

    Semblaient parler entre elle une langue inconnue.

     

     

     

    Les bruits s'éloignaient au détour d'un chemin

     

    Et ma pensée, traversant les ondes, allait vers Toi

     

    Quand soudain, tu vins me prendre par la main

     

    Mais ce n'était qu'un songe à mon grand désarroi.

     

     

     

    Tant de rêves éteints, d'espoirs inassouvis !

     

    Moi qui voulais tout connaître et tout lire,

     

    Toi ! Qu'en as-tu fait ? Et tout à coup je vis

     

    Mystérieusement les étoiles me sourire.

     

     

     

    Et le souffle du ciel disait : Eternité !

     

    Eternité ! Disaient les planètes profondes

     

    J'ai compris alors en cette claire nuit d'été

     

    L'infini de l'amour dans l'infini du monde !

     

     

     

    Lili

     

    L'INFINI ...

     


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    LA NUIT 

     

     

     

    La nuit

     

     

     

    C'est quand le jour en a fini et s'enfuit à la dérobée

     

    Que se dessine le crépuscule, en passage de relais

     

    Le jour s'en va danser ailleurs loin du regard des gens

     

    Vêtue de sa sombre parure la nuit s'impose élégamment.

     

     

     

    Elle donne au monde un autre aspect en l'habillant de velours

     

    Elle étouffe peu à peu les bruits qui se propagent le jour

     

    Elle installe lentement son cadre et ses repères ombragés.

     

    Elle répand ainsi la quiétude et laisse la vie ensommeillée.

     

     

     

    Aux creux de ces heures indolentes où chacun cherche un coin de rêve

     

    Il est parfois plus d'un esprit qui se révèlent être sans trêve

     

    Comme un manège très bien huilé refusant l'accès au repos

     

    Draps de soucis sur lit de peurs et idées noires en concerto.

     

     

     

    La nuit leur souffle avec froideur le triste chant des inquiétudes ?

     

    Tous ces échos témoins d'une vie qui vous rappellent la solitude

     

    J'ai tricoté au fil des nuits un monde nouveau dans mon esprit

     

    La certitude d'un doux changement tranquillise mon corps endormi.

     

     

     

    Mais quand la nuit en a fini et s'enfuit sans rien demander

     

    A l'horizon pointe l'aurore et le jour reprend ses quartiers

     

    La croyance en un renouveau qui dans l'esprit avait éclos

     

    Demeure bien moins qu'un souvenir que l'angoisse bouillonnant sous ma peau.

     

     

     

    Lili – Février 2016

     

    LA NUIT

     

     

     


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